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Donald Trump renonce à la question sur la nationalité pour le recensement

Le président Donald Trump a qualifié ce mardi de «très triste moment» le renoncement du gouvernement à introduire une question sur la nationalité dans le prochain recensement de la population aux États-Unis, une mesure qui risquait selon ses détracteurs de conduire à des discriminations ou à minimiser le nombre de la population d’origine immigrée.

Le président américain avait d’abord appelé à un report de l’impression imminente des formulaires devant servir au recensement – qui doit se tenir tous les dix ans selon la Constitution – le temps de fournir de nouveaux arguments à la Cour. Avec finalement le renoncement du gouvernement américain, toute possibilité de modifier le format du recensement est close.

Carte électorale et budget d’aide

Une option finalement abandonnée, a annoncé mardi la procureure générale de l’Etat de New York : « Nous sommes heureux que le recensement de 2020 commence à être imprimé sans une question sur la nationalité », a écrit Letitia James, qui avait attaqué cette mesure aux côtés d’autres Etats. « Alors que l’administration Trump a pu chercher à politiser le recensement », celui-ci « restera un outil servant à obtenir un décompte exact de notre population », a-t-elle ajouté dans un communiqué.

Les enjeux étaient énormes : le recensement conditionne l’octroi de 675 milliards de dollars de subventions fédérales et le nombre de sièges alloués à chaque Etat à la Chambre des représentants, en fonction du nombre de résidents.

Or l’ajout d’une question sur la nationalité, abandonnée il y a plus de soixante ans, aurait poussé entre 1,6 et 6,5 millions d’immigrés à s’abstenir de participer ou à mentir sur le questionnaire, par peur d’être fichés, selon les experts du bureau du recensement.