controle aux frontières USA

Sur Facebook, des policiers aux frontières se moquent des migrants

Selon ProPublica, ce groupe «secret» créé en 2016 rassemble 9.500 personnes, soit la moitié des effectifs actuels du Customs and Border Protection (CBP), chargés de surveiller les frontières américaines.

Étrangers en détention

Baptisé «Je suis 10-15» du nom de code qui signifie «étrangers en détention», le groupe se décrit comme un forum «marrant» et «sérieux» permettant aux douaniers, anciens ou actuels, de discuter «seulement» de leur travail.

Mais les commentaires des utilisateurs sont le plus souvent ironiques ou insultants, selon ProPublica qui publie plusieurs messages.

«S’il meurt, il meurt», réagit ainsi un membre après le décès en mai d’un migrant de 16 ans dans un centre de détention au Texas.

Centres de détention

Ces centres, qui ont été récemment la cible d’une polémique sur les conditions de détention des migrants, ont été comparés à des «camps de concentration» par Alexandria Ocasio-Cortez.

Un troisième message met en doute l’authenticité de la photo des corps d’un migrant et de sa fille en bas âge retrouvés la semaine dernière gisant au bord du Rio Grande. Le cliché a provoqué l’émoi et la colère au Mexique et aux États-Unis.

Les méthodes de la police aux frontières sont décriées depuis les arrivées massives de migrants illégaux à la frontière avec le Mexique, qui ont saturé les structures de détention.

Un coût énorme

Les États-Unis dépensent déjà des milliards de dollars pour la sécurité frontalière, mais le président Trump souhaite accentuer cette surveillance.

coût du contrôle aux frontières

L’augmentation du financement de la sécurité frontalière a commencé après les attentats terroristes du 11 septembre 2001. La crainte de l’infiltration d’ennemis étrangers a incité le Congrès à augmenter ses dépenses pour la sécurité des frontières et des ports. Le financement de la frontière est passé de 1,1 milliard de dollars en 2001 à 1,5 milliard en 2003.

Nouveau plan

Donald Trump n’a pas encore dit combien coûterait son plan de sécurité à la frontière ni comment il veillerait à ce que le Mexique le paie, mais le contribuable américain a déjà dépensé des sommes considérables pour sécuriser la frontière sud du pays.